mercredi 9 janvier 2013

La Hugelkultur et la technique du Bois Raméal Fragmenté : deux méthodes passionnantes de culture agricole biologique

La Hugelkultur et la technique du Bois Raméal Fragmenté : deux méthodes passionnantes de culture agricole biologique:
A la fois technique de compostage, pratique agricole ancestrale originaire de l’Europe de l’Est et méthode de permaculture particulièrement adaptée aux climats secs ou de moyenne montagne, la Hugelkultur jouit d’une certaine renaissance ces dernières années, particulièrement en Australie et aux Etats-Unis.  Cette méthode de « culture en buttes » ou de « plate-bandes surélevées » basée sur la décomposition de matières organiques sur le très long terme enrichit naturellement et conserve les sols tout en réduisant voire éliminant la nécessité d’irriguer.  Elle aussi en vogue depuis quelques années, la technique du Bois Raméal Fragmenté est originaire du Canada et consiste à apporter à la couche supérieure du sol un broyat constitué de résidus de branchages et de rameaux de façon à dynamiser l’activité biologique du sol et y favoriser la rétention de l’eau.

Hugelkultur: un exemple de plate-bande surélevée. Illustration: Daniel Van Tassell pour http://www.richsoil.com/hugelkultur/

La Hugelkultur

Le principe de base consiste à entasser des troncs d’arbres, des bûches, des branchages, des feuilles et des brindilles sur une hauteur d’au moins un mètre et de les recouvrir de terre et de paille.  Il n’y a pas de limites concernant la longueur de la butte : de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres.  Une telle installation nécessite alors l’utilisation de tractopelles et d'une main d’œuvre importante.   Certaines essences d’arbres comme le cèdre, le noyer ou les conifères sont contre-indiquées.  Il est également conseillé d’intégrer des déchets de cuisine et du fumier riche en azote pour équilibrer le rapport carbone/azote du mélange, surtout pendant la première année.  Le processus naturel de décomposition du bois va s’étaler sur plusieurs années.  Tout en se décomposant, la matière organique libère de l’engrais naturel en diffusion lente tout en fonctionnant comme une éponge.  Le bois non seulement absorbe l’humidité contenue dans le sol mais la conserve.  Cette technique est popularisée par plusieurs activistes de la permaculture comme l’autrichien Sepp Holzer ou l’américain Paul Wheaton :

Le Bois Raméal Fragmenté

Derrière cette terminologie énigmatique se dissimule une méthode de culture agricole à la fois passionnante et particulièrement innovante.  Elle consiste à apporter à la couche supérieure du sol un mélange végétal issu de branches et rameaux fraichement broyés, et ce sur une épaisseur de 3 à 5 cm (ou plus pour les sols très dégradés).  Le broyat utilisé est essentiellement constitué de jeunes branches et de rameaux (d’un diamètre inférieur à 7cm) issus de variétés de feuillus, voire de résineux à hauteur de 20% maximum.  Originaire du Canada, cette technique favorise naturellement le développement d’un sol riche en humus tout en supprimant la nécessité de labourer, d’irriguer, de désherber ou de fertiliser artificiellement avec l’apport d’intrants phytosanitaires.  La technique du Bois Raméal Fragmenté est évidemment étroitement liée à la méthode de compost de broussailles développée par Jean Pain au début des années 70 (voir article précédent sur ce sujet) elle-même inspirée de la méthode dite du « compost des templiers ».  C’est Jacky Dupéty, un ingénieur agronome passionné de jardinage biologique qui popularise la méthode en France depuis quelques années :

La Hugelkultur et la technique du Bois Raméal Fragmenté s’inscrivent tous les deux dans la démarche philosophique de la permaculture (conception et gestion de systèmes agricoles qui reproduisent les synergies observées dans la nature) dans la mesure où ces procédés à base de déchets sylvestres recréent tout simplement les conditions du sous-bois dont le sol est naturellement riche en terreau et humus.  La décomposition lente des matières végétales reconstitue la richesse organique de la terre tout en stimulant l’activité animale, microbienne et cryptogamique du sol.
Si ces deux méthodes de jardinage ne sont peut-être pas vraiment adaptées au maraîchage commercial, elles sont par contre idéales pour un sol escarpé, pauvre ou mal drainé et difficile à travailler.  Elles semblent également produire des rendements exceptionnels en zone sèche à faible pluviométrie. Selon les principes de la permaculture, c’est au concepteur du projet de créer les conditions de culture idéales en fonction du type et de l’orientation du terrain ou du type de cultures envisagées.  Dans le même temps, ces deux méthodes de jardinage biologique dépendent d’un apport constant en bois et branchages et sont donc presque inséparables de l’agroforesterie.  Deux techniques qui encouragent une approche holistique, globale et durable de l’agriculture.
La majorité des ressources concernant la Hugelkultur sont en anglais.  Voir par exemple la page Richsoil, ou le fil de discussion consacré à la Hugelkultur sur le forum américain dédié à la permaculture.
Jacky Dupéty a publié Le BRF, vous connaissez ? : Pour une (agri)culture du vivant.  Voir aussi Les Bois Raméaux Fragmentés : de l’arbre au sol de Gilles Domenech et Eléa Asselineau.

Ces substances que nous cache … Coca-Cola

Ces substances que nous cache … Coca-Cola:
Ce n’est pas de la « formule secrète » de Coca-Cola que nous allons évoquer dans cette série « les substances que nous cache …. les grandes marques« .  Non, au-delà du secret commercial de la composition du Coca Cola, qui fait office de publicité bien plus que de secret industriel, c’est à des dégâts véritablement ravageurs que nous allons nous intéresser. Mais ces ravages ne se produisent pas là où on les attendait…

Coca – Une formule secrète qui aurait des choses à cacher

Pour les 125 ans de la création  en décembre 2011, la Coca-Cola Company a discrètement (tout en le faisant savoir) fait déménager la formule secrète de sa composition d’une banque d’Atlanta vers un immeuble tout simplement appelé World of Coca-Cola. Le but de ce déménagement ?
Un coup de pub bien sûr car la composition de la boisson inventée par le pharmacien John Pemberton en 1886, connue d’une infime poignée d’initiés, ne sera pas divulguée de sitôt… Objet de fantasmes, il ne faut pourtant pas attendre grand chose de cette formule. D’une part parce que sa composition d’origine, déjà divulguée, a sans doute été changée depuis un siècle, et d’autre part parce que le danger ne vient pas d’où l’on croit.

De la cocaïne dans le Coca-Cola ?!

En 1979, un journaliste, Charles Salter, avait fait du bruit car il était sûr qu’il y « de la coke dans le Coca ». Pourquoi ? Parce que l’inventeur du Coca était cocaïnomane.
Son « scoop » s’appuyait sur un document de 1910 qui selon lui reproduisait la recette authentique du Coca-Cola : noix de muscade, citron, alcool, orange, coriandre, cannelle… et feuilles de coca !  En effet, à ses tout débuts, le Coca-Cola était bel et bien un médicament et contenait bien un peu de cocaïne. Certains affirment qu’il y en aurait toujours car la Coca-Cola Company importe toujours des feuilles de coca qu’elle débarrasse de leur cocaïne avant de les incorporer dans la boisson. Et de fait, aucun des labos qui ont analysé le Coca Cola n’a décelé aucune trace de drogue dans les bulles de Coca… Ce n’est donc pas sur ce terrain qu’il faut chercher la petite bête.

De l’alcool dans le Coca-Cola ?

Là non plus, l’accusation portée n’a pas grand sens : certes la composition d’origine, révélée par un média américain (The American Life) décrit bien la présence d’alcool, mais uniquement dans la composition d’un des arômes : l’arôme 7x.  Le magazine L’Express avait fait une analyse théorique pour calculer combien le Coca-Cola contient d’alcool du fait de ce seul arôme 7x. Résultat, à un pourcentage d’alcool compris entre 0,001 et 0,0009%. Comme cet arôme représente moins de 3% du « sirop » de Coca-Cola, la teneur globale d’alcool est encore diluée et donc…. négligeable.

Le Coca-Cola serait corrosif ?

Coca-Cola contiendrait un acide : le sirop de coca serait livré dans des barils marqués « corrosif ». Mais il n’y a pas là grand chose de neuf : tout le monde connaît l’histoire de la cuillère qu’on laisse dans le Coca toute la nuit et qui ressort impeccable le matin. On connaît bien encore les vertus « nettoyantes » du Coca, très appréciées des touristes atteints de tourista.
Coca-Cola souligne à juste titre que de nombreux autres aliments (jus de tomate, vin, jus de fruit, vin, lait, boissons rafraîchissantes sans alcools) contiennent une petite quantité d’acide, très inférieure à celle qui est naturellement présente dans l’estomac. Ces aliments ont tous une action corrosive au contact d’objets métalliques. Il n’y a pas pour autant un quelconque danger pour la santé humaine.

Mangez moins salé avec le gomasio

Mangez moins salé avec le gomasio: "Pour donner du goût à vos viandes, poissons grillés, salades et légumes, pensez au gomasio. Ce condiment japonais, concocté à base de graines de sésame grillées et de sel de mer, parfume avec..."

(Via Le Parisien.)

Déboucher une douche, un évier, un lavabo, sans produits toxiques

Déboucher une douche, un évier, un lavabo, sans produits toxiques: "

Pourquoi éviter d’employer des déboucheurs chimiques ?

L’utilisation de déboucheurs chimiques conventionnels est une source de risques potentiels importants pour votre santé et celle de vos enfants.

Il suffit de lire la liste des précautions d’utilisation affichées sur les flacons pour se rendre compte de la dangerosité de ces produits.

  • Provoque de graves brûlures.
  • Conserver sous clé et hors de portée des enfants.
  • Empêcher l’accès aux sanitaires en cours de traitement.

La soude caustique et l’hydroxide d’amonium sont deux composés fréquemment présents dans les déboucheurs chimiques. Le  premier est irritant et corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives tandis que le second est très toxique pour les organismes aquatiques.

En conclusion, si vous souhaitez éviter des risques inutiles, ne vous servez pas de ces déboucheurs chimiques dangereux et privilégiez les méthodes alternatives beaucoup moins risquées.

La prévention : employer une crépine amovible pour éviter d’avoir à déboucher votre évier

Crépine propre
Crépine propre

En installant une crépine, vous empêcherez que les petits détritus (épluchures) partent dans le conduit d’évacuation et finissent par le boucher. Les crépines s’installent exclusivement sur les éviers.

Crépine sale
Crépine sale

Pour déboucher :  employer une ventouse, la méthode la plus efficace et la plus simple

C’est l’outil indispensable pour déboucher les canalisations d’une manière écologique. Son prix est modique (pas plus cher qu’un déboucheur chimique de type Destop) et sa durée de vie très élevée.

  • Comment utiliser une ventouse ?

Obstruer le trou de l’évier ou du lavabo à l’aide d’un chiffon mouillé

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©consommerdurable

Faire couler un peu d’eau afin de couvrir le fond de l’évier puis positionner la ventouse sur le fond du bac.

©consommerdurable
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Pousser et lever plusieurs fois le manche en prenant soin de ne pas décoller la ventouse du fond du bac.

Et voila c’est débouché !

©consommerdurable
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  • Précaution d’utilisation : Attention, il ne faut pas employer cette méthode si vous avez préalablement utilisé des produits dangereux.

Entretien préventif : employer du bicarbonate de soude et du vinaigre blanc

Une à deux fois par mois, cette action entretiendra vos canalisation et préviendra des obstructions.

  • verser dans l’évier ¼ de verre de bicarbonate de sodium
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©consommerdurable
  • verser 1 verre de vinaigre blanc
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  • Laisser agir 5 minutes et rincer abondamment à l’eau chaude. Répéter l’opération si nécessaire.
  • Précaution d’utilisation : Mettre des lunettes de protection pour vous protéger des projections. Attention, le vinaigre blanc est acide et peut endommager les matériaux calcaires comme le marbre mais aussi les matériaux en aluminium, en chrome, en argent et en laiton. Penser à vérifier sur une petite partie de la surface que le vinaigre ne cause pas de dommage au support que vous souhaitez nettoyer. Le vinaigre blanc ne doit pas être mélangé avec de la javel.

 

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En savoir plus :

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(Via Consommer Durable.)

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(Via Metrofrance - Info.)

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(Via À la une d'Actu-Environnement.)

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(Via LE FIGARO - Le Figaro - Actualité en direct et informations en continu.)